compte-rendu de l'Atelier ESAN à Turin

 

 

 

 

 

JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ERADICATION DE LA

 

PAUVRETE ET LA LUTTE CONTRE L'EXCLUSION

 

TURIN 17 octobre 2014

 

 

Atelier « pour une Europe des Droits de l'Homme

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

compte-rendu des interventions

 

Synthèse

 

Les témoignages que vous entendez aujourd'hui permettent de cerner la difficile réalité de la précarité et de la pauvreté, de leur enfermement.

Des causes qui étaient conjoncturelles sont devenues structurelles,

et ce sont des drames humains qui se jouent.

Le dénuement et l'extrême pauvreté rendent difficile le retour à une vie sociale,

si des actions lourdes et coûteuses ne sont pas mises en œuvre.

Ces témoignages complètent les études socio-économiques, démographiques, statistiques qui aident les élus à prévoir l'évolution de la situation et à agir. Nous faisons confiance à nos institutions: qu'elles mettent en place des conditions de sortie de la pauvreté et de la précarité, qu'elles veillent à l'application des art.30 et 31 de la Charte sociale européenne

car il est urgent de renforcer les droits économiques et culturels !

 

Nous proposons que l'action pour l'éradication de la pauvreté et de la précarité devienne pour l'ONU la Cause Internationale 2017-2018

et que la RSE

(responsabilité sociétale et environnementale, Norme Iso 26000)

soit déclarée objectif mondial .

 

 

 

L'accès aux droits pour tous :

même s'il ne suffit pas pour régler tous les problèmes de l'exclusion, de la marginalisation liées à la pauvreté, il peut néanmoins favoriser une amélioration durable de la qualité de vie des personnes en grandes difficultés.

 

 

 

Ce que soulignent et répètent tous les témoignages c'est « comment ce qui est fait pourrait être amélioré malgré les barrières administratives, les incompréhensions, les préjugés ... » : ils disent les difficultés rencontrées, les problèmes vécus, mais aussi les façons de les contourner et de les atténuer.

 

° Aïcha : contre l'enfermement de la misère, elle dit que le bénévolat et l'écriture sont deux armes pour la liberté et la dignité ;

qu'il faut créer une école de la responsabilité dans tous les quartiers.

 

° Sonia : avec Le dire pour agir et agir pour le dire (Cahiers du Secours Populaire) on peut donner à chacun sa place par un acte de parole et d'écriture. Le travail solidaire produit du bien, des biens, du lien ; il contribue à transformer la pauvreté en force. L'accueil et l'écoute … en écho des Droits de l'Homme, font émerger l'exercice d'un devoir citoyen.

 

° Ricarda, 15 ans : dans son quartier, l'aide alimentaire est nécessaire ; elle parle de la discrimination des quartiers sociaux, du ghetto, des préjugés. Mais aussi, encore et toujours de grandes espérances, du courage face à la ségrégation. Même si la misère limite l'amour, il est possible de vivre pleinement pour donner !

 

° Isabel de Porto parle des Enfants de la rue, une institution de défense des enfants et des jeunes : il faut porter ses efforts vers les enfants et les jeunes car la misère peut frapper à tout jamais :guérit-on du regard de l'autre ?

L'intégrité, le respect, la participation ont à un très haut degré un caractère social, il faut opposer à la misère le rempart de la civilisation humaine, mettre en accord les politiques sociales et les droits humains et ainsi participer à l'évolution du futur de la société humaine pour garantir sa pérennité.

[une conférence de presse va avoir lieu à Lisbonne dès son retour, en présence de Ministres, et son témoignage sera relayé auprès du Conseil de l'Europe]

 

° Carla évoque les difficultés de 38000 familles vivant dans un quartier populaire de Rome, excentré et sans infrastructures suffisantes ; porte-parole du groupe e femmes Utopia, elle transmet les témoignages de femmes qui donnent une vraie lecture du problème social, mais disent aussi quelles opportunités se développent.

 

° Francesca témoigne de la violence de la situation à Milan où les femmes s'organisent dans des conditions très difficiles là où les hommes se trouvent parfois très démunis. Des personnes sont souvent déchues de leurs droits, perdent leurs liens familiaux par manque de moyens.

Des lois sur la famille sont nécessaires.

 

° Francesco dit les discriminations dont sont victimes les handicapés, les non-voyants qui ont réellement besoin d'être soutenus par des lois d'insertion ; les media font passer les aides pour des privilèges, ce qui est faux ! Ils ont besoin d'une solidarité globale pour pouvoir travailler, que des technologies leur soient adaptées sans quoi ils régressent. Une loi est en attente au Parlement, mais les crises taillent dans les aides. Il est urgent de sauvegarder la dignité des mal-voyants pour qu'ils puissent eux-mêmes se montrer solidaires

 

° Giusepe, Président de l'UNAEC-Europe réclame de l'aide, une assistance légale, des soins, une insertion par le travail pour le immigrants, des bourses pour les étudiants.

 

° Donatella montre que l'augmentation de la pauvreté et de l'exclusion causent la perte de la participation citoyenne.

 

° Marie José appelle les ONG à mener des réclamations collectives (Class-action)

 

° La Vice-Présidente de la Conférence des ONG, au nom du Mouvement des Femmes, analyse d'un point de vue féministe les lois des Constitutions des pays du Sud ; elle rappelle que 60 % de la population vit en Grèce en dessous du seuil d'extrême pauvreté, ce que Médecins du Monde qualifie de « crise humanitaire » ; il faut dénoncer les mesures d'austérité qui sont une violence exercée contre la population, et renforcer les droits sociaux pour atténuer la crise.

 

° Sylvie, pour ATD-Quart-Monde souligne la nécessité du partage des pratiques entre les Associations qui ont pour mission de chercher les plus pauvres parmi les plus pauvres, pour les aider.

 

 

On rappelle que l'Irlande n'a toujours pas ratifié l'art. 30 de la Charte sociale européenne.

Une réclamation collective exige cette ratification.

 

 

 

 

Pour finir, l'Atelier se félicite de la grande créativité des ONG,

et réaffirme que l’éradication de la pauvreté n'est pas une utopie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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